Le 12 mars 2020, le Président de la République a prononcé un discours télévisé sur les conséquences de l’épidémie du coronavirus. Au-delà du volet sanitaire et médical de la crise, certaines des mesures annoncées, qui restent à préciser, intéressent tout particulièrement les employeurs et les salariés.

Dans son discours prononcé le jeudi 12 mars 2020 à 20 h sur la crise sanitaire liée au Coronavirus, le Président de la République Emmanuel Macron a annoncé un certain nombre de mesures qui intéresseront les entreprises.

Les crèches, les écoles, les lycées, les universités seront fermés à partir du lundi 16 mars 2020 jusqu’à nouvel ordre (au moins 3 semaines, a précisé le ministre de l’Éducation nationale le 13 mars au matin sur France Inter).

Quand cela est possible, le Président demande aux entreprises de permettre à leurs salariés de travailler à distance. « Il faut continuer, intensifier le télétravail ».

Un mécanisme exceptionnel et massif d’activité partielle sera mis en œuvre dans les jours qui viennent. « Des premières annonces ont été faites par les ministres. Nous irons beaucoup plus loin ». L’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints de rester chez eux. « Je veux, en la matière, que nous nous inspirions de ce que les Allemands ont su par exemple mettre en œuvre avec un système plus généreux, plus simple que le nôtre ».

Le paiement des cotisations et impôts dus en mars pourra être reporté. Le gouvernement travaillera ensuite sur des mesures d’annulation ou de rééchelonnement. « Les échéances des prochains jours, des prochaines semaines seront suspendues pour ceux qui en ont besoin ».

Reste à définir le contenu concret des mesures, notamment sur l’activité partielle. S’agissant des salariés obligés de rester au domicile et dans l’impossibilité de travailler, la forme de la prise en charge est, en particulier, à clarifier.

On en saura sans doute davantage très prochainement.

Discours d'Emmanuel Macron du 12 mars 2020 

https://www.elysee.fr/front/pdf/elysee-module-15339-fr.pdf (seule le prononcé fait foi)